CEIAN 2010

La Vague verte

 

Initiative mondiale pour planter des arbres

Année Internationale de la Biodiversité 2010

HTML Document Chapitre II : analyse des capacités nationales en matière de connaissances, innovations et pratiques traditionnelles des communautés locales

L'analyse des besoins de renforcement de capacité en matière de connaissances pratiques traditionelles des communautées locales.

Release date 27/03/2010
Contributor saidou doumbouya
Geographical coverage Guinea
Keywords assay

2.1 – Cadre institutionnel

Les études ont montré que le savoir traditionnel en matière de conservation de la diversité biologique est en relation directe avec les activités socioprofessionnelles dépendant des ressources naturelles. Il s’agit notamment de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de la médecine traditionnelle, de l’artisanat et de la chasse.

L’immense majorité de ces activités s’effectue dans un cadre strictement informel. Les communautés villageoises qui en sont les principales actrices disposent d’une somme de connaissances, innovations et pratiques qui incarnent leurs modes de vie traditionnels. Ces connaissances, innovations et pratiques présentent un intérêt pour la conservation et l’utilisation durable des ressources biologique, ainsi que le partage équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources biologiques.

La culture locale et le savoir traditionnel constituent en effet des expériences acquises des siècles durant et qui sont transmises oralement de génération en génération. Ces connaissances sont conservées collectivement sous forme d’historiettes, de chansons, de folklore, de proverbes, d’anecdotes, de croyance, de rites, de lois communautaires et de pratiques socioprofessionnelles incluant le développement d’espèces végétales et animales. Cependant, force est de reconnaître que de nos jours, l’abrasion des coutumes par la vie moderne occidentalisée a actuellement brisé les structures traditionnelles de gestion des ressources naturelles dans le maintien des équilibres.

A la lumière des enquêtes, il convient de reconnaître qu’en Guinée, les missions de la presque totalité des institutions officielles ne prennent pas en compte les questions de savoir traditionnel des communautés locales. L’une des rares exceptions étant le Ministère de la Santé qui dispose dans son organigramme d’une Division de Médecine traditionnelle.

2.2 - Cadre juridique

L’analyse des dispositions législatives et réglementaires nationales en vigueur relatives à la conservation de la diversité biologique et l’utilisation durable de ses ressources, ainsi que les constats relevés sur le terrain, montrent que : 

  • Les préoccupations soulevées par l’article 8 (j) de la convention sur la diversité biologique qui recommande le respect, la préservation et le maintien des connaissances, innovations et pratiques des communautés locales qui incarnent des modes de vie traditionnels présentant un intérêt pour la conservation et l’utilisation durable des ressources biologiques, ainsi que le partage équitable des avantages découlant de l’utilisation de ces connaissances, innovations et pratiques ne sont pas suffisamment prises en compte ;

  • Les textes ne favorisent pas la valorisation du savoir traditionnel des

  • communautés locales et le partage équitable des bénéfices issus de l’exploitation de leurs ressources biologiques.

2.3 – Cadre systémique

L’organisation de la société civile guinéenne repose entre autres sur un ensemble de structures (ONG, Associations socioprofessionnelles, groupements divers) qui représentent autant d’atouts pour asseoir un système de collecte, d’évaluation et de diffusion des connaissances, pratiques et innovations traditionnelles en matière de conservation et d’utilisation durable de la diversité biologique. Une participation active bien coordonnée de cet ensemble favoriserait une synergie entre ces organisations et les institutions étatiques dans le but de promouvoir la valorisation du savoir traditionnel.