CEIAN 2010

La Vague verte

 

Initiative mondiale pour planter des arbres

Année Internationale de la Biodiversité 2010

HTML Document Introduction

L'introduction de la quatrième partie sur l'IBRC_DB

Release date 27/03/2010
Contributor saidou doumbouya
Geographical coverage Guinea
Keywords assay

Les Conférences Mondiales sur l’environnement et le développement durale de 1972 à Stockholm (Suède), de 1992 à Rio de Janeiro (BRESIL) et de 2002 à Johannesburg (Afrique du Sud) ont tour à tour posé des constats accablants sur la détérioration de l’environnement et la destruction des ressources de la diversité biologique.

Elles ont à cet effet, soumis à tous les pays et nations du monde, des instruments juridiques et autres recommandations devant faciliter la protection à long terme des ressources biologiques et des systèmes écologiques tout en améliorant et harmonisant le développement social et économique des populations.

Conformément aux dispositions de ces différents instruments juridiques, la plupart des Etats ont élaboré leurs lois, politiques, plans et programmes de développement tout en tenant compte de la protection de l’environnement et de la gestion durable des ressources biologiques.

Parmi ces instruments juridiques internationaux, la Convention sur la Diversité Biologique est l’un des plus importants actes de droit international mis en place pour gérer et réglementer les relations entre l’homme et les ressources biologiques.

La Convention sur la diversité biologique est un mécanisme juridique qui permet à l’humanité entière d’avoir une vision et une approche commune face aux menaces qui pèsent sur les ressources biologiques, les espèces et les écosystèmes.

Ainsi, dès la première conférence des parties à la Convention (COP1), il fut adopté l’établissement d’un mécanisme d’échange d’informations sur les ressources de la diversité biologique pour favoriser leur conservation et leur exploitation durable. Ce mécanisme fut appelé Centre d’Echange d’Information sur la diversité biologique (CHM)

Le centre d’échange d’informations est un système international d’intégration et de coopération technique et scientifique en matière de conservation de la diversité biologique. Il a pour mission de fournir l’information nécessaire ou d’indiquer là où elle est disponible ainsi que sa qualité et sa fiabilité et de veiller au partage de celle-ci pour le bénéfice mutuel de toutes les parties contractantes.

Conformément aux dispositions des articles 13,15, 16, 17 et 18 de la convention, il a été demandé aux Etats parties à la Convention de mettre en place des Centres Nationaux d’Echange d’Informations.

Le centre d’échange d’informations guinéen a été créé en 1998 et domicilié d’abord à la Direction Nationale de l’Environnement et aujourd’hui à la Direction Nationale de la Protection de la Nature, suite à la création d’un Ministère de l’Environnement. Le fonctionnement a été assuré jusque là par le point focal national du centre d’échange d’informations et le point focal de l’organe scientifique de la Convention sur la diversité biologique (SUBSTTA). Les activités du CHM/Guinée ont porté essentiellement sur :

  • La création du site Web du Centre d’Echange d’informations sur a diversité biologique sous l’adresse http://www.environnement-gn.org

  • La communication entre les services techniques, le point focal national de la diversité biologique et les partenaires extérieurs compétents aussi bien en matière de diversité biologique que dans les autres domaines de protection et de mise en valeur de l’environnement ;

  • La diffusion des données de la monographie nationale, du rapport sur l’évaluation nationale de la diversité biologique, de la Stratégie Nationale de conservation de la diversité biologique et d’utilisation durable de ses ressources, du Plan National d’actons sur la diversité biologique, à l’intention des décideurs et autres partenaires.

Ce faible bilan est dû aux difficultés liées à l’insuffisance de qualification du personnel, la non maîtrise de l’outil informatique, la non implication des Communautés locales qui occupent une place de choix dans le système d’échange d’informations. Ces Communautés sont détentrices d’une grande masse de connaissances et informations sur les ressources biologiques.

Pour dynamiser la participation de la Guinée au système d’échange d’informations sur la diversité biologique et faciliter l’implication de tous les acteurs, le Gouvernement a entrepris avec l’appui financier du FEM et à travers la Direction Nationale de l’Environnement la mise en place d’une stratégie de participation des communautés locales et autres partenaires potentiels à la collecte, au traitement, au stockage et à la diffusion des données et informations sur la diversité biologique.

La réalisation de cette étude a été confiée à quatre consultants nationaux qui ont eu pour tâches :

  • d'identifier les communautés locales qui peuvent participer à la collecte, au stockage et à la dissémination des données sur la diversité biologique et les domaines spécifiques dans lesquels ils peuvent participer;

  • d'identifier et d'évaluer les besoins en renforcement de capacités pour combler les lacunes et favoriser la participation des communautés locales à la collecte, au stockage et à la dissémination des données sur la diversité biologique;

  • développer une stratégie pour la participation des communautés locales à la collecte, au stockage et à la dissémination des données sur la diversité biologique