CEIAN 2010

La Vague verte

 

Initiative mondiale pour planter des arbres

Année Internationale de la Biodiversité 2010

HTML Document Chapitre II : analyse des résultats

L'analyses des résultats d'enquêtes sur l'identification des besoins de renforcement de capacités, quatrième partie.

Release date 27/03/2010
Contributor saidou doumbouya

L’analyse des résultats obtenus au cours des enquêtes menées auprès des communautés locales, services et institutions a prouvé avec évidence que le problème de la circulation de l’information sur la diversité biologique en Guinée reste entier. L’analyse a été menée à trois niveaux :

2.1 - AU NIVEAU DES PERSONNES

Il a été identifié un nombre important de personnes ressources pouvant faciliter la participation des communautés locales au système d’échange d’informations. Ces personnes sont des chefs des confréries, des leaders religieux et d’opinions, des chefs de groupements de femmes, de jeunes et d’associations professionnelles au niveau des communautés locales, ainsi que de nombreux cadres spécialisés dans leurs domaines d’activités évoluant dans les services et institutions publics et privés.

L’analyse a en outre permis de découvrir la volonté exprimée des communautés locales de se constituer en groupements et de participer activement au système d’échange d’informations sur la diversité biologique dans le cadre du CHM.  Elle a aussi, mis en évidence la nécessité de soutenir et d’encourager la dynamisation des structures communautaires traditionnelles qui s’effritent à cause du désintéressement des nouvelles générations aux pratiques traditionnelles.

L’analyse a aussi permis de constater l’inquiétude des communautés locales en ce qui concerne les avantages qu’ils peuvent tirer de leur collaboration avec le CHM dans le cadre de l’échange d’informations sur la diversité biologique.

L’autre constat qui se dégage de l’analyse est le manque de structures spécialisées dans le domaine d’échange d’informations sur la diversité biologique dans la presque totalité des services et institutions consultés.

A cela, il faut ajouter le manque d’équipements appropriés pour la collecte, le stockage, le traitement et la diffusion des données et informations sur la diversité biologique au niveau de tous les services et institutions touchés par l’enquête.

2.2 - AU NIVEAU DES DONNEES ET INFORMATIONS

L’analyse des résultats a permis de constater que les communautés locales sont détentrices de grandes masses de données et informations en matière de diversité biologique. Ces données et informations sont très abondantes mais dispersées et varient selon les localités et les communautés.  

2.3 - AU NIVEAU SYSTEMIQUE:

L’analyse des résultats d’enquête permet d’affirmer que le système Politico juridique national en matière de gestion des ressources naturelles est bien fourni et favorise de façon remarquable la responsabilisation des communautés locales sur la gestion des ressources naturelles de leurs terroirs. Il prône l’exploitation rationnelle des ressources et le partage des fruits de l’exploitation des ressources

Cependant, en matière de gestion et d’échange d’informations sur la diversité biologique, les textes sont quasi-muets et ne contiennent pas de dispositions pertinentes. Des vides juridiques s’observent au niveau de tous les textes.

2.4 - IMPORTANCE DU PARTENARIAT DANS LE PROCESSUS DE FONCTIONNEMENT DU CHM

La dynamisation des structures socio-économiques traditionnelles, jadis protectrices des ressources et des écosystèmes est un atout majeur pour la participation des communautés locales au système d’échange d’informations dans le cadre du CHM. Ces structures sont des confréries et autres associations regroupant plusieurs personnes évoluant dans une même branche d’activités.

Renforcer les capacités de ces structures en mettant un accent particulier sur la responsabilité de leurs chefs et en créant un centre d’intérêt pourrait les amener à participer au fonctionnement du CHM.

Les communautés locales doivent trouver dans leur partenariat avec le CHM une amélioration de la rentabilité de leurs activités de production et de gestion des ressources biologiques. Cela, à travers des nouvelles données et informations provenant d’autres sources que le CHM pourrait mettre à leur disposition par le biais de l’échange d’informations.

Cependant unanimement, elles ont exprimé des inquiétudes quant aux modalités et conditions de leur participation au fonctionnement du CHM.

Au nombre de ces inquiétudes, on peut citer :

  • l’éloignement du centre d’échange d’informations des communautés et le manque de moyens de communication ;

  • la fiabilité du système d’échange d’informations, le suivi et la continuité de l’action ;

  • les critères et les modes de motivation.

En dépit du bien-fondé des inquiétudes exprimées par les communautés locales et du rôle important qu’elles peuvent jouer dans le processus d’échange d’informations pour la conservation de la diversité biologiques, l’utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des bénéfices de son exploitation, il s’avère indispensable d’identifier et d’évaluer les besoins en renforcement de capacités pour dynamiser le processus et favoriser la participation des communautés locales et autres partenaires concernés, à la collecte, au stockage et à la dissémination des données et informations sur la diversité biologique.