CEIAN 2010

La Vague verte

 

Initiative mondiale pour planter des arbres

Année Internationale de la Biodiversité 2010

HTML Document Résumé

Résumé de la première partie de l'IBRC.

Release date 26/03/2010
Contributor saidou doumbouya
Geographical coverage Guinea
Keywords CBD, besoin, information, renforcement de capacité

La Guinée, en tant que Partie à la Convention sur la diversité biologique a bénéficié d’un appui financier du Fonds pour l’Environnement Mondial et d’un appui technique du PNUD, pour préparer sa Stratégie Nationale et son Plan d’Actions pour la conservation de la diversité biologique et l’utilisation durable de ses ressources.

Ladite stratégie nationale et son plan d’actions ont été approuvés par le gouvernement le 25 Septembre 2001.

Pour une mise en œuvre satisfaisante de cette stratégie nationale sur la diversité biologique, la Guinée a bénéficié d’un financement additionnel du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) pour lui permettre d’identifier ses besoins en renforcement des capacités institutionnelles et humaines dans quatre domaines jugés prioritaires à savoir :

1 - La taxonomie,

2 - La conservation in-situ et ex-situ,

3 - Les connaissances, innovations et pratiques traditionnelles,

4 - La participation des communautés locales à la collecte au stockage et à la dissémination de l’information dans le cadre du CHM.

Le présent document est la synthèse des quatre (4) rapports d’experts nationaux et il comporte 4 parties correspondant chacune à une étude.

 

PREMIERE PARTIE : IDENTIFICATION DES BESOINS EN RENFORCEMENT DES CAPACITES NATIONALES EN MATIERE DE TAXONOMIE

 

Chapitre I : état des lieux

1.1- Infrastructures taxonomiques

Trente quatre institutions dotées d’infrastructures taxonomiques (herbier, jardin botanique, vivariums, collections diverses, muséum) ont été répertoriées.

1.2- Ressources humaines

Les enquêtes menées à l’échelle nationale montrent que des personnes ressources s’investissent dans la quasi totalité des branches taxonomiques. A ce titre, au niveau des institutions visitées, 179 personnes ont été recensées.

1.3- Cadre juridique et socio-économique

L’étude du cadre juridique et socio-économique des 34 institutions taxonomiques basée sur l’analyse des résultats d’enquête a révélé une réelle disparité dans la prise en compte de la taxonomie au niveau des différents textes réglementaires.

1.4- Synergies potentielles

Il ressort des enquêtes que les possibilités de collaboration entre les institutions s’occupant de la taxonomie existent réellement, mais demeurent très mal exploitées. Il n’existe que très peu d’échanges d’informations scientifiques entre ces institutions taxonomiques locales. Le cloisonnement est quasi-total entre spécialistes s’occupant parfois des mêmes sujets.

Chapitre II : Analyse des capacités nationales

L’analyse approfondie des résultats d’enquête a permis d’identifier d’une part, les personnes ressources pouvant assurer la formation aux méthodes d’inventaires taxonomiques, et d’autre part, les besoins pour la mise en place d’un réseau de groupe multidisciplinaire pour la collecte de données basée sur l’approche écosystémique.

 

Chapitre III : Besoins en renforcement des capacités nationales

Les besoins exprimés par les différentes institutions sont multiples, eu égard d’une part, à l’insuffisance des infrastructures et de leur sous-équipement, et d’autre part, au nombre relativement faible de taxonomistes et l’insuffisance de pratique professionnelle.

Les besoins ont été regroupés en deux catégories: les besoins liés aux infrastructures et les besoins en formation. 

3.1 – Besoins en renforcement des capacités Infra structurelles

Plusieurs carences ont été recensées au niveau des infrastructures. Il s’agit entre autres de la vétusté des installations et de leurs sous-équipements. Il en résulte un besoin notoire en équipement de tout genre (terrain, laboratoire, documentation, logistique, etc..). Le tableau ci-après illustre les principaux besoins exprimés par les institutions concernées.

3.2 - Besoins pour la mise en place d’un réseau de groupes multidisciplinaires pour la collecte de données basée sur l’approche écosystémique

Le réseau de groupe multidisciplinaire à bâtir doit nécessairement tenir compte de la grande diversité du patrimoine naturel national. Les principaux écosystèmes en Guinée sont les suivants : la mangrove, la forêt dense humide, la forêt sèche et les savanes d’une part, et d’autre part les écosystèmes aquatiques dont les écosystèmes marins et les écosystèmes des eaux intérieures. Il convient de ce fait d’envisager dans le cadre de la mise en place du réseau, la constitution de groupes multidisciplinaires en tenant compte de la spécificité de chaque écosystème.

3.3 – Besoins en formation

Les niveaux de qualification et les profils professionnels des personnes ressources répertoriées correspondent presque tous au niveau universitaire, voire Post-universitaire. Ainsi, les besoins exprimés sont de deux ordres :

- Formation doctorale et DEA

- Stage de perfectionnement, voyages d’études et expéditions scientifiques.

3.4 - Amélioration du cadre juridique, socio-économique et des conditions de coopération institutionnelle.

Le constat des insuffisances du cadre juridique, socio-économique et du faible niveau de coopération institutionnelle appelle :

  • une clarification des missions assignées à chaque institution oeuvrant dans le domaine de la taxonomie,

  • la création d’une synergie entre les diverses institutions taxonomiques,

Pour cela il convient de prendre des mesures en vue:

  • d’une meilleure prise en charge des problèmes taxonomiques.

  • de partager les résultats de la recherche.

  • d’encourager et de faciliter la coopération scientifique et technique

 

Chapitre IV : Stratégie et plan d’action

La stratégie proposée présente une vision globale de 10 ans. Elle consistera à la mise en place des infrastructures taxonomiques fonctionnelles et adéquates (jardin botanique, herbier, muséum, vivarium /animalerie) ainsi que la création d’unités de formation chargées du perfectionnement des personnes ressources. Le but ultime de la vision sera de mettre sur pied des équipes pluridisciplinaires susceptibles d’assurer l’inventaire exhaustif de la biodiversité nationale en partenariat avec l’expertise étrangère. Cette stratégie est étayée d’un plan d’action comportant 6 projets.

 

DEUXIEME PARTIE

 

IDENTIFICATION DES BESOINS EN RENFORCEMENT DES CAPACITES POUR LA CONSERVATION IN-SITU ET EX-SITU DE LA DIVERSITE BIOLOGIQUE

Chapitre I : état des lieux

Le document fait l’état des lieux, des politiques, programmes, stratégies nationales, plans d’actions, ainsi que des institutions liées à la conservation in-situ et ex-situ de la diversité biologique en Guinée.

1.1 - Cadre institutionnel

Les institutions investies des fonctions qui leur permettent de gérer les ressources naturelles et de protéger l’environnement sont soit publiques, soit privées. Les Institutions publiques les plus directement impliquées dans la gestion des ressources naturelles et de l’Environnement sont au nombre de treize (13). Parmi les Entreprises privées et organisations diverses au nombre de 528 seulement 32 évoluent dans l’environnement.

1.2 – Infrastructures

Les infrastructures de la conservation in-situ sont constituées par les : les forêts classées, forêts non classées, parcs nationaux, réserves naturelles intégrales,  zones humides côtières, zones humides continentales, aires protégés transfrontalières.

Les infrastructures de la conservation ex-situ sont les suivantes : Jardins botaniques, Arboretums, Banques de gènes/semences,  Pépinières, Vivarium, animalerie, aquarium, Fermes avicoles, bovicoles, porcicoles, centres apicoles, étangs piscicoles.

1.3 - Cadre systémique

Pour la gestion durable des ressources naturelles et la protection de l’environnement la Guinée a élaboré et adopté un ensemble assez fourni de textes. De ces textes, d’aucuns sont transversaux, d’autres touchent seulement un élément spécifique des ressources biologiques et de l’environnement, et certains ont leur application qui a des répercussions sur les ressources naturelles et l’environnement. De ces textes, les principaux sont : la Politique Forestière Nationale (PFN), la Lettre de Politique de Développement Agricole (LPDA), le Programme de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (PSRP), le Programme National de Développement Humain durable (PNDH), le Programme d’Appui aux Collectivités Villageoises (PACV), le Programme Cadre de Soutien au Développement du Secteur Privé (PCSDSP), la Stratégie de conservation de la diversité biologique, le Plan National d’Action pour l’Environnement (PNAE) et le Plan d’Action Forestier National (PAFN).

Chapitre II : Analyse des capacités nationales

L’analyse approfondie des cadres politiques, juridiques et institutionnels prouve à quelque exception près, que beaucoup de secteurs sont restés au stade de formulation au lieu d’aborder de façon précise les questions de conservation de la diversité biologique.

Les capacités humaines sont mal réparties, généralement concentrées à Conakry au détriment des services déconcentrés de l’intérieur du pays.

Les infrastructures de conservation in-situ subissent de grandes pressions pour la satisfaction des besoins de l’homme. Quant aux infrastructures de conservation ex-situ, elles sont quasi- inexistantes et se trouvent dans un état de délabrement préoccupant.

Chapitre III : Besoins en renforcement des capacités nationales

3.1 - Amélioration du cadre politique

  • Amélioration des capacités des politiques à soutenir la conservation

  • Développement de politiques d’encouragement des communautés

3.2 - Ressources humaines

Le renforcement des capacités humaines doit s’appuyer sur : la formation, le perfectionnement, le recyclage, les voyages d’étude, la motivation, le suivi des carrières, le recrutement et le redéploiement du personnel, la documentation, l’accès à l’Internet, les échanges avec le monde extérieur.

3.3 - Ressources financières

Elles requièrent la dotation adéquate en budgets de fonctionnement et de recherche, l’allégement des procédures de décaissement des fonds et la transparence dans la gestion des ressources.

3.4 - Infrastructures et équipements

L’atteinte des objectifs visés par la conservation in-situ et ex-situ exige le renforcement des infrastructures existantes et la création de nouvelles.

3 .5 - Renforcement des capacités au niveau institutionnel

Il consiste en la mise en place d’un cadre institutionnel de gestion et de coordination concertée et consensuelle appuyée d’une volonté politique affirmée et bénéficiant d’une adhésion effective des partenaires.

Chapitre IV : Stratégie et plan d’action

La stratégie adoptée s’inscrit dans le contexte global de la stratégie Nationale et du plan d’action sur la diversité biologique et se situe aux niveaux systémique, institutionnel et individuel.

Cette stratégie est accompagnée d’un plan d’action comprenant 4 projets

 

TROISIEME PARTIE

 

IDENTIFICATION DES BESOINS EN RENFORCEMENT DES CAPACITES NATIONALES POUR L’IDENTIFICATION DES CONNAISSANCES, INNOVATIONS ET PRATIQUES TRADITIONNELLES



Chapitre I : état des lieux

Les enquêtes de terrain ont indexé quelques connaissances, innovations et pratiques des communautés locales appliquées dans divers domaines, comme l’agriculture, la pêche, la chasse, la santé, la foresterie, l’élevage, l’artisanat, etc. Ces enquêtes ont été complétées par la revue des dispositions institutionnelles et juridiques relatives au savoir traditionnel.

Les constats relevés sur le terrain au niveau du cadre juridique, montrent que les textes ne favorisent pas la valorisation du savoir traditionnel des communautés locales et le partage équitable des bénéfices issus de l’exploitation de leurs ressources biologiques.

Chapitre II : Analyse des capacités nationales

L’analyse des résultats d’enquête, montre la nécessité de grands efforts à faire sur les plans juridiques, institutionnels et d’accès à l’information pour parvenir à une prise en compte réelle des connaissances, innovations et pratiques traditionnelles des communautés en matières de biodiversité.

Chapitre III : Besoins en renforcement des capacités nationales

3.1 - Niveau communautaire

Pour pérenniser les connaissances et pratiques traditionnelles des communautés le renforcement des capacités des populations à la base dans le cadre de l’exécution de certaines de leurs activités s’avère nécessaire. Cela pourrait se faire à travers : les radios de proximité, l’alphabétisation, l’organisation de forums d’échange, etc.

3.2 - Niveau institutionnel

Eu égard à la faible prise en compte actuelle du savoir traditionnel par la quasi-totalité des institutions nationales liées à la conservation de la diversité biologique, il importe que le renforcement des capacités de ces dernières intègre des missions précises et les moyens pour leur réalisation

3.3 – niveau individuel

Le renforcement des capacités des ressources humaines doit revêtir deux aspects :

  • Renforcement des capacités du personnel des institutions ayant des liens avec le savoir traditionnel

  • Renforcement des capacités des personnes détentrices de connaissances, innovations et pratiques traditionnelles

3.4 - Niveau systémique

Il s’agit d’accroître le degré de participation des communautés autochtones dans la gouvernance environnementale c’est-à-dire dans la formulation des politiques et des stratégies de conservation et d’utilisation durable des ressources.

Chapitre IV : Stratégie et plan d’action

L’objectif de la stratégie est de créer les conditions favorables à une meilleure prise en compte des connaissances, innovations et pratiques traditionnelles des communautés locales.

QUATRIEME PARTIE

 

ELABORATION D’UNE STRATEGIE DE PARTICIPATION DES COMMUNAUTES LOCALES A LA COLLECTE, AU STOCKAGE ET A LA DISSEMINATION DES DONNEES SUR LA DIVERSITE BIOLOGIQUE DANS LE CADRE DU CENTRE D’ECHANGE D’INFORMATIONS (CHM)

Chapitre I : Etat des lieux

Les enquêtes menées ont révélé la méconnaissance du chm ainsi que plusieurs autres insuffisances. Elles ont permis de constater que depuis 1984 le Gouvernement guinéen a entamé d’importantes actions de formulation de politiques, programmes, stratégies et plan de développement. Cet ensemble de dispositifs politiques et juridiques privilégie de façon remarquable la responsabilité des communautés locales sur la gestion des ressources naturelles. Mais ces dispositifs bien qu’appréciables, ne font pas cas de la gestion de l’information sur la diversité biologique.

Chapitre II : Analyse des capacités nationales

L’analyse des résultats obtenus au cours des enquêtes menées auprès des communautés locales, services et institution a prouvé avec évidence que le problème de la circulation de l’information sur la diversité biologique en Guinée reste entier. L’analyse a été menée à trois niveaux : au niveau des Personnes ressources, des données et informations et au niveau Systémique.

Chapitre III : Besoins en renforcement des capacités nationales

Les besoins exprimés par les différents partenaires potentiels pour favoriser leur participation au fonctionnement du Centre d’Echange d’Informations et dynamiser le processus déjà amorcé sont multiples et variés. Ces besoins peuvent être classés en trois catégories qui sont :

3. 1 - Renforcement des Capacités institutionnelles

Il concerne essentiellement  la Promotion du Centre d’Echange d’Information lui-même et sa décentralisation au niveau régional, préfectoral et villageois.

3. 2 - Renforcement des Capacités humaines

Le renforcement des capacités humaines concerne le personnel travaillant dans le cadre du Centre d’échange d’informations.

3.3 - Renforcement du Cadre Systémique :

Il est important de noter que le renforcement des capacités au niveau systémique s’entend des actions qui portent sur le cadre de politique générale dans lequel les individus et les organisations opèrent et interagissent avec l’environnement extérieur, ainsi que sur les relations formelles et informelles des institutions.

 

En conséquence, la participation des partenaires potentiels dans la collecte, le traitement, le stockage et la diffusion des données et informations sur la diversité biologique devrait être soutenue par des cadres politique et juridique appropriés pour encourager le partenariat, inciter les partenaires extérieurs et motiver les communautés locales à participer activement au processus de fonctionnement du Centre d’échange d’informations.

3.4 - Renforcement des Capacités Matérielles et Financières du chm

La participation des communautés locales au système de fonctionnement du Centre d’échange d’informations (chm) requiert la mise en place de moyens matériels et des ressources financières adéquates. Ces moyens sont présentés à titre indicatif pour une orientation sur les besoins en renforcement de capacités.

Chapitre IV : Stratégie et plan d’action

L’objectif de la stratégie est d’améliorer et de renforcer les capacités de fonctionnement du chm, à travers plusieurs objectifs. Cette stratégie proposée est soutenue par 6 projets.