CEIAN 2010

La Vague verte

 

Initiative mondiale pour planter des arbres

Année Internationale de la Biodiversité 2010

HTML Document Chapitre I : Etat de Lieux

Release date 26/03/2010
Contributor saidou doumbouya

La revue documentaire et les investigations de terrain ont permis de dresser un état des lieux sans lequel, il n’aurait pas été possible de procéder à l’identification exhaustive et pertinente des besoins en renforcement des capacités organisationnelles et opérationnelles des institutions et des infrastructures taxonomiques.

1.1 - Infrastructures taxonomiques

Sur trente quatre (34) institutions répertoriées en matière de taxonomie, la répartition des infrastructures se présente comme suit :

  • Seize (16) institutions disposent d’un herbier

  1. Chaire de Botanique / Département de Biologie / Université de Conakry : un local ; 4 armoires en bois ; 700 planches d’herbier environ ; collection non standard.

  2. CERE / Université de Conakry : local ; 7 armoires métalliques ; 1 séchoir ; 1 presse mécanique ; 500 planches environ.

  3. Département de Pharmacie / Université de Conakry : local ; planches de plantes médicinales en nombre indéterminé.

  4. Centre National de Recherche et de Valorisation des Plantes médicinales / Dubréka : absence de local ; herbier délocalisé au niveau du CERE ; Quelques planches

  5. Laboratoire des Composés Naturels (LACONA) : absence de local ; 20 planches, absence de mobilier de conservation

  6. Division Médecine traditionnelle : absence de local ; quelques dizaines de planches d’herbier ; absence de mobilier de conservation

  7. Institut des Sciences Agro-Véterinaire / Faranah : absence de local ; une trentaine de planches d’herbier ; absence de mobilier de conservation.

  8. Ecole Nationale des Agents Techniques des Eaux et Forêts : absence de local ; une centaine de planches d’herbier ; absence de mobilier de conservation

  9. Centre Forestier de N’Zérékoré : absence de local ; embryon d’herbier ; absence de mobilier de conservation

  10. Projet d’Appui à la Foresterie Communautaire et Privée (PAFCOP) : absence de local ; herbier embryonnaire ; absence de mobilier de conservation.

  11. Station scientifique des Monts Nimba : local ; nombre de planches indéterminé ; absence de mobilier de conservation.

  12. Centre de Recherche Agronomique de Bordo : absence de mobilier de conservation ; herbier de plus d’une centaine de planches

  13. Université de Kankan : local ; nombre de planches imprécis ; absence de mobilier de conservation.

  14. Ecole Normale d’Agriculture et d’Elevage de Bordo : absence de mobilier de conservation ; 106 planches d’espèces fourragères et nectarifères. 120 planches d’espèces d’adventices ;

  15. Centre de Recherche Agronomique de Foulaya : local, nombre de planche indéterminé ; absence de mobilier de conservation.

  16. Laboratoire de Protection des Végétaux et Denrées Stockées : local ; nombre indéterminé de planches ; absence de mobilier de conservation.1

  • Six (6) Institutions disposent d’un jardin botanique

  1. Département de Biologie / Université de Conakry : domaine non aménagé.

  2. Direction Nationale des Eaux et Forêts: 2 jardins de création coloniale ; domaine précis ; non aménagé.

  3. Institut des Sciences Agro-Vétérinaires /Faranah : limites du domaine imprécises ; non aménagé.

  4. Université Julius Nyéréré de Kankan : domaine précis (20 ha) ; non aménagé

  5. Parc National du Haut Niger : «sentier botanique » ; en cours d’aménagement

  6. Centre National de Recherche et de Valorisation des Plantes médicinales / Dubréka : limites du domaine imprécises ; non aménagé.

  • Trois (3) Institutions disposent d’un muséum

  1. Parc National du Haut Niger : local ; spécimens intéressants en nombre insuffisant ;

  2. Centre Forestier de N’Zérékoré : embryon de musée ;

  3. Institut Pasteur de Guinée : en création.

  • Quatre (4) Institutions disposent d’au moins un Vivarium / Animalerie

  1. Centre de Recherche sur les Petits Animaux (CERPA) : 2 installations ; absence de spécimens au passage de la mission, mais approvisionnement d’animaux prévu ;

  2. Institut Pasteur de Guinée : 2 installations ; peu de spécimens ;

  3. Parc National du Haut Niger : 2 installations ; diversité de spécimens réduite ;

  4. CERESCOR : 1 installation (aquarium) non fonctionnelle.

  • Onze (11) Institutions disposent d’une Collection d’Insectes

  1. Chaire de Zoologie/ Département de Biologie/ Université de Conakry : absence de local ; spécimens en nombre insuffisant ;

  2. Institut Pasteur de Guinée : pas de local ; collection relativement importante

  3. Laboratoire de Protection des Végétaux et Denrées Stockées : local non aménagé ;

  4. Centre de Recherche Agronomique de Foulayah : collection thématique d’insectes des principales cultures, local non aménagé ; collection mal entretenue ;

  5. Programme National Onchocercose / Kankan : collection de simulie ; absence de local ;

  6. Université Julius Nyéréré de Kankan : local non aménagé ; collection mixte (insectes, reptiles, poissons) ;

  7. Centre Forestier de N’Zérékoré : absence de local ; caisses entomologiques intéressantes ;

  8. Parc National du Haut Niger (PNHN) : absence de local ; collection intégrée au muséum ;

  9. Centre de Recherche Agronomique de Bordo : absence de local et de mobilier approprié ;

  10. Ecole Nationale d’Agriculture et d’élevage de Bordo : absence de local et de mobiliers appropriés ;

  11. Institut de Recherche Environnementale de Bossou (IREB) : local ; manque d’équipement ; d’Agriculture.

  • Six (6) Institutions disposent d’une collection de Reptiles

  1. Chaire de Zoologie/ Département de Biologie/ Université de Conakry : absence de local ; spécimens en nombre très insuffisant ;

  2. Centre Forestier de N’Zérékoré : absence de local ; spécimens en nombre réduit ;

  3. Parc National du Haut Niger (NPHN) : absence de local ; collection intégrée au muséum ;

  4. Station Scientifique des Monts Nimba : local non aménagé ; spécimens en nombre réduit ;

  5. Université de Kankan : absence de local approprié ; collection mixte (insectes, reptiles, poissons)

  6. Institut Pasteur de Guinée : local non aménagé ; collection relativement appréciable.

  • Cinq (5) Institutions disposent d’une collection de Poissons

  1. Centre de Recherches Scientifiques de Conakry Rogbanè (CERESCOR) : local aménagé ; collection mixte (poissons, mollusques, crustacées) ;

  2. Centre National des Sciences Halieutique de Boussoura (CNSHB) : absence de local ; collection relativement appréciable ;

  3. Chaire de Zoologie/ Département de Biologie/ Université de Conakry : absence de local ; collection vieillissante et peu étoffée ;

  4. Université de Kankan : absence de local ; collection mixte (poissons, insectes et reptiles) ;

  5. Programme National Onchocercose/ Kankan : absence de local ; spécimens en nombre insignifiant.

  • Deux (2) Institutions disposent d’une collection d’Oiseaux

  1. Parc National du Haut Niger (PNHN) : absence de local ; collection intégrée au muséum.

  2. Laboratoire de Protection des Végétaux et Denrées Stockées : local exiguë ; taille de la collection assez faible ; collection mixte (oiseaux, rongeurs).

  • Sept (7) Institutions disposent d’autres collections non vivantes

  1. Institut Pasteur de Guinée : local non aménagé ; collection peu significative de Rongeurs ;

  2. Institut de Recherche Environnementale de Bossou (IREB) : collection de crapauds vivipares des Monts Nimba ;

  3. Institut des Sciences Agro- Vétérinaires / Faranah : absence de local ; collection mixte didactique peu significative ;

  4. Chaire de Botanique/ Département de Biologie/ Université de Conakry : collection de champignons ; collection vieillissante ;

  5. Chaire de Zoologie/ Département de biologie/ Université de Conakry : collection de Batraciens ; collection insignifiante ;

  6. Centre de Recherche sur les Petits Animaux (CERPA) : collection de rongeurs ; collection de moindre importance ;

  7. Direction Nationale de l’Agriculture : collection mixte (champignons, rongeurs, nématodes) ; vieillissante.

  • Quatre (4) Institutions disposent de cultivars/ Banque de gènes (semences)

  1. Centre de Recherche Agronomique de Foulayah : 2 collections dont une banque de gènes (riche dans un local aménagé, manquant cependant de climatisation), et une collection de cultivars (à ciel ouvert, composé de bananiers, ananas, agrumes, manguiers et fruitiers divers).

  2. Centre de Recherche Agronomique de Bordo / Kankan : collections de cultivars de riz, maïs, igname, manguier, arachide, cotonnier et d’agrumes.

  3. Ecole Nationale des Agents Techniques des Eaux et Forêts (ENATEF)/ Mamou : collection de semences d’essences forestières ; manque de local de conservation.

  4. Centre Forestier de N’Zérékoré : collection riche en semences d’essences forestières dans des bocaux bien présentés ; cependant manque de local approprié.

  • Deux (2) Institutions disposent d’Arboretum

  1. Centre de Recherches Agronomiques de Foulayah : 1 collection de fruitiers divers (agrumes, manguiers)

  2. Centre Forestier de N’Zérékoré : 3 collections diversifiées de jeunes plants d’essences forestières à raison d’un arboretum par forêt classée (Ziama, Diécké, Mont Béro) ;

  • cinq (5) Institutions disposent de pépinière

  1. Direction Nationale des Eaux et Forêts : pépinière mixte (essences forestières, plantes d’avenues, plantes fruitières) ; pépinière non aménagée ;

  2. Ecole Nationale des Agents Techniques des Eaux et Forêts (ENTEF) : pépinière mixte d’expérimentation d’essences forestière et fruitières. Aménagement appréciable, cependant à étendre et améliorer ;

  3. Centre forestier de N’Zérékoré : 11 pépinières d’essences forestières reparties au niveau de 3 forêts classées (Ziama, Béro et Diécké) ;

  4. Centre de Recherche Agronomique de Foulayah (Kindia) : pépinière d’avocatier, d’agrume, de manguier etc. ;

  5. Institut de Recherche en Environnement de Bossou : 1 pépinière d’essences forestières et de plantes consommées par les chimpanzés.

  • Dix Institutions disposent de laboratoire

  1. Centre de Recherches Scientifique de Conakry Rogbanè (CERESCOR) : 4 laboratoires (plancton, benthos, ichtyologie, parasitologie) ; infrastructures correctes, mal équipées ;

  2. Centre National des Sciences Halieutique de Boussoura (CNSHB) : 2 laboratoires (ichtyologie, statistique) ; équipement insuffisant ;

  3. Laboratoire des composés naturels (LACONA) : 1 laboratoire de botanique ; équipement insuffisant ;

  4. Direction Nationale de Contrôle de Qualité des Produits de Mer (DNCQPM) : 1 laboratoire mal équipé, infrastructure adéquate

  5. Chaire de botanique/ Département de Biologie/ Université de Conakry : 1 laboratoire de biologie végétale ; infrastructure adéquate ; équipement insuffisant ;

  6. Chaire de Zoologie/ Département de Biologie/ Université de Conakry : 1 laboratoire de biologie animale ; infrastructure adéquate : équipement insuffisant

  7. Direction Nationale de l’Elevage (DNE) : 1 laboratoire ; infrastructure correcte ; équipement insuffisant ;

  8. Laboratoire de Protection des Végétaux et des Denrées Stockées /DNA : 1 laboratoire ; infrastructure adéquat ; équipement vieillissant ;

  9. Institut de recherches Environnementale de Bossou (IREB) : 1 laboratoire des ressources génétiques ; local vide ; absence totale d’équipement ;

  10. Institut Pasteur de Guinée : 4 Départements (entomologie, parasitologie, bactériologie, virologie) et 12 laboratoires bien construits mais équipement insuffisant.2

Il est important de noter qu’exception faite des Directions Nationales qui sont dotées d’infrastructures adéquates et d ‘équipements bureautiques relativement appréciables, toutes les autres administrations souffrent d’un manque d’équipement et d’une vétusté des locaux.

L’absence d’équipements informatiques et de connexion Internet dans la plupart des cas mérite une attention particulière compte tenu des multiples services que les Nouvelles Techniques de l’Information et de la Communication (NTCI) jouent désormais dans la diffusion des connaissances.

La figure ci-après donne la physionomie des infrastructures taxonomiques répertoriées.

1.2 Ressources humaines

Les enquêtes menées à l’échelle nationale montrent que des personnes ressources s’investissent dans la quasi totalité des branches taxonomiques. A ce titre, au niveau des institutions visitées, 179 personnes ont été recensées (voir tableau N°1)

Tableau 1 : Ressources humaines et leurs qualifications

 

Domaines taxonomiques

Nombre personnes ressources

Niveaux de qualification

 

DOCTORAT

DEA/DESS

D.E.S

Autres

Virus

4

00

1

3

00

Protcaryotae

7

3

00

4

00

Proctostista

00

00

00

00

00

Algues

2

1

00

1

00

Protozoaires

12

1

1

10

00

Eumycota

7

1

1

10

00

Plantae

 

 

 

 

 

Bryophytes

3

1

00

2

00

Ptéridophytes

00

00

00

00

00

Spermaphytes

61

18

4

36

3

Animalia

 

 

 

 

 

Insectes

17

5

1

11

00

Acariens

1

1

00

00

00

Crustacées

1

1

00

00

00

Mollusques

5

2

00

3

00

Autres invertébrés

7

00

00

7

00

Poissons

24

10

2

12

00

Oiseaux

6

00

2

4

00

Reptiles

4

1

00

3

00

Mammifères

18

1

00

3

00

Total

179

46

15

115

3

 

1.3 Cadre juridique et socio-économique

L’étude du cadre juridique et socio-économique des 34 institutions taxonomiques basée sur l’analyse des résultats d’enquête a révélé une réelle disparité dans la prise en compte de la taxonomie au niveau des différents textes réglementaires

comme l’indique le tableau N°2.

Tableau N°2 : Analyse du cadre juridique et socio-économique des institutions taxonomiques /

 

 

DOMAINES

APPRECIATIONS

(nombre d’institutions appréciées)

Satisfaisant

Passable

Insuffisant

1

Cadre juridique

18

16

-

2

Cadre de politique générale

12

10

12

3

Cadre de contrôle

1

2

31

4

Cadre économique

1

2

31

5

Ressources humaines

-

21

13

6

Ressources financières

2

5

27

7

Source d’information

-

8

26

8

Système de collaboration

-

1

33

 

Les instruments juridiques, les politiques et les mécanismes non réglementaires sont peu efficaces, se recoupent souvent et manquent parfois de cohérence.3

1.4 Synergies potentielles

Il ressort des enquêtes que les possibilités de collaboration entre les institutions s’occupant de la taxonomie existent réellement, mais demeurent très mal exploitées. Il n’existe que très peu d’échanges d’informations scientifiques entre ces institutions taxonomiques locales. Le cloisonnement est quasi-total entre spécialistes s’occupant parfois des mêmes sujets.

En outre il convient de préciser qu’il n’existe pas de mécanismes d’échange susceptibles d’encourager et de faciliter la coopération scientifique et technique.

Les missions des institutions au lieu d’être complémentaires se dédoublent par manque de coordination. Les informations et les bases de données existantes en matière de taxonomie sont quasi-inaccessibles.

1 N.B. En dehors de ces collections reconnues au niveau des institutions, l’on signale l’existence de quelques collections privées, notamment celle de feu Karamoko Kourouma à Faranah dont la gestion est strictement familiale et la collection du « Doyen » Fora Camara à Sérédou léguée au Centre Forestier de N’Zérékoré

2 N.B. : Les Trente quatre (34) Institutions visitées disposent chacune d’un service Administratif consacré entre autre à la taxonomie.

3 N.B. : Les mentions d’appréciation (satisfaisant, passable et insuffisant) indiquent le degré de prise en compte de la taxonomie.