CEIAN 2010

La Vague verte

 

Initiative mondiale pour planter des arbres

Année Internationale de la Biodiversité 2010

HTML Document INTRODUCTION

Introduction de la deuxième partie sur l'identification des besoin de renfocement de capacité pour la conservation in-situ et ex-situ de la diversité biologique.

Release date 26/03/2010
Contributor saidou doumbouya
Geographical coverage Guinea
Keywords CBD, besoin, information, renforcement de capacité

A l’aube de l’humanité, l’homme s’est toujours préoccupé de façon consciente ou inconsciente à développer sa composante dans l’écosystème. La providence de la nature va l’amener au tout début à jeter hors de sa pensée que celle-ci est une ressource épuisable.

L’homme va donc profiler une attitude de maître et réaliser son rêve de « dominer la nature ». Le développement de l’arsenal technique et technologique, la croissance démographique, économique et industrielle conforteront sa position de perturbateur et non de gestionnaire des écosystèmes. Au fil des temps, le maître constate que ses sujets s’amenuisent avec pour corollaire la perturbation des écosystèmes, la désertification et l’érosion de la biodiversité.

Au regret de son confort naturel d’antan, aujourd’hui l’homme ayant perçu son interdépendance avec l’environnement, entreprend une nouvelle démarche qui consiste à «cohabiter» avec la nature. Une démarche très onéreuse qui conduit l’homme à interférer dans le processus évolutif en faveur de la préservation de la richesse de la biodiversité (nombre d’espèces) comme une réponse aux menaces pesant sur divers environnements.

Devant la complexité et l’immensité du problème à résoudre, un ensemble de stratégies portant sur les lois, l’identification et l’évaluation des ressources biologiques, l’évaluation et le renforcement des capacités pour la conservation in situ et ex situ de la biodiversité est envisagé.

La Guinée est caractérisée par une remarquable diversité d’écosystèmes, une flore et une faune uniques à l’échelle régionale, mais menacées, des ressources halieutiques fortement exploitées et une exploitation minière qui ne se préoccupe pas assez de l’environnement.

Pour relever le défi en matière de gestion durable des ressources biologiques, le Gouvernement guinéen affiche sa volonté politique en ratifiant la Convention sur la Diversité biologique le 7 mai 1993 et devient ainsi le deuxième pays africain signataire et seizième parmi les 186 pays contractants.

La Convention des Nations Unies sur la diversité biologique a pour objectifs fondamentaux la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de ces éléments et le partage juste et équitable des avantages découlant de l'exploitation des ressources génétiques.

La convention vise à garantir la mise en œuvre d'une action internationale efficace pour ralentir la destruction des espèces biologiques, des habitats et des écosystèmes.

L’Article 8 relatif à la conservation in-situ demande entre autres à chaque partie contractante, dans la mesure du possible et selon qu'il conviendra :

  1. d’établir un système de zones protégées ou de zones où des mesures spéciales doivent être prises pour conserver la diversité biologique;

  2. de réglementer ou gérer les ressources biologiques présentant une importance pour la conservation de la diversité biologique à l'intérieur comme à l'extérieur des zones protégées afin d'assurer leur conservation et leur utilisation durable;

L’Article 9 relatif à la Conservation ex situ quant à lui intime entre autres à chaque partie contractante, dans la mesure du possible et selon qu'il conviendra,

  1. d’adopter des mesures pour la conservation ex situ les éléments constitutifs de la diversité biologique, de préférence dans les pays d'origine de ces éléments;

  2. de mettre en place et d’entretenir des installations de conservation ex situ et de recherche pour les plantes, les animaux et les micro-organismes, de préférence dans les pays d'origine des ressources génétiques.

Pour la mise en œuvre de la convention sur la Diversité Biologique la République de Guinée a bénéficié des offices du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) pour la réalisation de la monographie nationale, l’élaboration d'une stratégie et d'un plan d'actions, la préparation et le lancement d'une série d'études sur l'évaluation des besoins en renforcement de capacités dans le domaine de la diversité biologique.

Le premier objectif de la stratégie nationale et le plan d’actions sur la diversité biologique est la Conservation de la diversité biologique. Il a cinq (5) sous-objectifs dont deux intéressent particulièrement la conservation à savoir :

  • le Sous-objectif 1.3 : Renforcer la conservation in-situ de la diversité biologique et le Sous- objectif 1.4 : Renforcer la capacité nationale de conservation ex-situ.

Les objectifs visés par la présente étude sont :

  • identifier les institutions et les acteurs impliqués dans la conservation in situ et ex situ ;

  • identifier et évaluer les besoins en renforcement des capacités des institutions et acteurs impliqués dans la conservation in situ et ex situ ;

  • proposer des solutions pour combler les lacunes identifiées.