CEIAN 2010

La Vague verte

 

Initiative mondiale pour planter des arbres

Année Internationale de la Biodiversité 2010

HTML Document CHAPITRES I-II : E TAT DES LIEUX

Cette page contient l'état des lieux pour l'identification des besoins en renforcement de capaticité pour la mise en oeuvre de la stratégie nationale.

Release date 27/03/2010
Contributor saidou doumbouya
Geographical coverage Guinea
Keywords Financement, stratégie, ressources, durabilité

La revue documentaire et les investigations de terrain ont permis de dresser un état des lieux sans lequel, il n’aurait pas été possible de procéder à l’identification exhaustive et pertinente des besoins en renforcement des capacités organisationnelles et opérationnelles des institutions et des infrastructures de conservation in-situ et ex-situ.

1.1 CADRE INSTITUTIONNEL

En Guinée, les institutions investies des fonctions qui leur permettent de gérer les ressources naturelles et de protéger l’environnement sont soit publiques, soit privées.

1.1.1 - INSTITUTIONS PUBLIQUES

Les Institutions publiques les plus directement impliquées dans la gestion des ressources naturelles et de l’Environnement sont les suivantes :

 

  • MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT

Créé en 2004, ce Département a pour mission la conception, l'élaboration et la coordination de la mise en œuvre de la politique du Gouvernement dans les domaines de la sauvegarde de l'Environnement, de la gestion rationnelle des ressources naturelles renouvelables et de l'amélioration de la qualité de vie.

Pour accomplir sa mission, le Ministère de l'Environnement comprend :

  • un Secrétariat général ;

  • un Cabinet ;

  • des Services d'Appui ;

  • des Directions Nationales ;

  • des Services Rattachés ;

  • des établissements Publics ;

  • des Services Déconcentrés ;

  • des Programmes et Projets publics de développement ;

  • des Organes Consultatifs.

  • le Secrétariat Central.

Etant un jeune Départements, ses services sont pour le moment d’une manière globale, mal équipés et mal installés

a) - La Direction Nationale de la Protection de la Nature,

Missions : Sous l’autorité du Ministre de l’Environnement, la Direction Nationale de la Protection de la Nature, en abrégé DNPN a pour mission la conception, l’élaboration et le suivi de la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de Protection de la Nature.

Ressources Matérielles et financières.

Les ressources matérielles au niveau central comprennent : un vieux bâtiment abritant quelques bureaux de l’environnement. Les bureaux sont insuffisants et sous équipés en mobilier et matériel informatique.

Les ressources financières quant à elles proviennent des subventions de l'état et de l'appui des projets et programmes financés par les partenaires au développement.

Type de conservation : de part ses attributions, la Direction Nationale de la Protection de la nature est concernée par les deux types de conservation (in situ et ex situ)

b) - Le Centre National de Gestion des Aires Protégées, (CENAGAP)

Le CENAGAP est un Etablissement Public à caractère administratif, de niveau hiérarchique équivalent à celui d’une Direction nationale de l’Administration centrale, placé sous la tutelle du Ministère chargé de l’Environnement.

Il a pour mission, la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de protection, de gestion et de valorisation rationnelles de la faune et de son habitat dans les aires protégées en général, plus particulièrement dans les parcs nationaux, les réserves et sanctuaires de faune, les zones d'intérêt cynégétique et les zones humides, ainsi que l'amélioration des conditions de vie des populations riveraines.

Ces Services techniques sont :

  • le Service planification et valorisation des aires protégées (SPVAP)

  • le Service aménagement et gestion des aires protégées (SAGAP) ;

  • le Service conservation communautaire, privée et des paysages (SCCP).

c) - Le Centre de Gestion de l’Environnement des Monts Nimba (CEGEN)

Mission : Il a pour mission la surveillance continue de l’environnement et la mise en œuvre des projets intégrés de développement au niveau des CRD riveraines des Monts Nimba.

Ressources humaines. Le CEGEN comporte 19 agents

Ressources matérielles et financières. Les ressources du CEGEN proviennent des subventions de l'Etat, l'appui des projets et programmes financés par les partenaires au développement ainsi que les fonds collectés par une Fondation constituée à cet effet.

Types de conservation. Le CEGEN intervient dans la conservation in-situ de la diversité biologique.

d) - Service National de Promotion des Forêts Communautaires et Privées, en abrégé "SNPFCP".

Sous l’autorité du Ministre de l’Environnement, le SNPFCP, de niveau hiérarchique équivalent à celui d’une Direction de l'Administration Centrale, a pour mission la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de promotion des forêts communautaires et privées.

Pour assurer sa mission, le Service National de Promotion des Forêts Communautaires et Privées comprend :

  • un Service d’appui ;

  • des Cellules techniques ;

  • des Services rattachés déconcentrés.

 

  •  
    • MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DE L’ELEVAGE

a) - La Direction Nationale des Eaux et Forêts (DNEF)

Missions : Sous l’Autorité du Ministère chargé des Eaux et Forêts, la DNEF a pour mission l’élaboration des éléments de la politique du Gouvernement en matière des Eaux et Forêts et de la Faune dans le cadre des orientations de la Lettre de Politique de Développement Agricole (LPDA). A cet effet elle est notamment chargée :

 

  • de la gestion durable du patrimoine naturel national,

  • de lutter contre tous les facteurs de dégradation des ressources forestières, fauniques, en eaux et du sol,

  • d’aménager, de reconstituer, de contrôler les forêts, les parcs et réserves de faune,

  • d’assurer l’expérimentation forestière, la promotion, la création et l’entretien des espaces verts.

La Direction est déconcentrée de la façon suivante :

  • une Inspection Régionale de l’Agriculture et de l’Elevage (IRAE) au niveau de la Région Administrative assurant le rôle de coordination des DPDRE,

  • une Direction Préfectorale du Développement Rural et de l’Environnement (DPDRE) assurant un rôle de coordination des Sections du MAE,

  • une Section Préfectorale des Eaux et Forêts au niveau de la Préfecture,

  • un cantonnement Forestier au niveau de la Sous-Préfecture.

Les services rattachés de la DNEF sont : le Jardin Botanique de Camayenne, le Centre Forestier de N’Zérékoré, le Service de Restauration et d’Aménagement Intégré du Massif du Foutah Djallon (S.R.A.I/MF), le Centre de Reboisement de Kindia, la Station Forestière de Farmoriah et de Kankan, le Centre de Promotion de la Foresterie Communautaire de Pita, les Parcs Nationaux du Badiar et du Niger.

Ressources humaines. La DNEF compte 1 680 agents répartis sur tout le pays

Ressources matérielles et financières. Les ressources financières de la Direction Nationale des Eaux et Forêts proviennent des subventions de l'Etat, des recettes générées par les taxes et redevances forestières (Fonds forestier, coupe de bois, permis de chasse etc.), de l'appui des projets et programmes financés par les partenaires au développement. Le matériel et l’équipement sont assez vétustes. Les locaux sont insuffisants par rapport aux effectifs. La logistique est quasi inexistante.

Type de conservation. La DNEF intervient dans les deux types de conservation (in situ et ex situ)

b) - La Direction Nationale de L’Elevage (DNE)

Missions. Sous l’Autorité du Ministère chargé de l’Elevage, la DNE a pour mission fondamentale la définition et la mise en œuvre de la politique du Gouvernement dans le Sous-secteur conformément aux orientations de la LPDA. A cet effet elle est notamment chargée de participer à :

  • la sécurité alimentaire grâce à l’accroissement des denrées alimentaires d’origines animales afin de réduire la dépendance vis-à-vis des importations et réaliser une économie de devises,

  • l’amélioration des revenus monétaires des ruraux en favorisant la régularité des revenus et la conservation d’une certaine sécurité à l’épargne représentée par les animaux,

  • la protection de l’environnement et à la conservation des ressources renouvelables par l’adoption de nouvelles normes d’élevage et de l’exploitation du cheptel.

La Direction est déconcentrée de la façon suivante :

  • au niveau de la Région Naturelle par un Service Régional d’Animation de l’Elevage (SRAE)

  • au niveau de la Région Administrative par une Inspection Régionale de l’Agriculture et de l’Elevage (IRAE).

  • au niveau de la Préfecture par une Section Préfectorale des Ressources Animales (SPRA).

Les services rattachés à la Direction Nationale de l’Elevage (DNE) sont : les Centres d’Appui à l’Elevage (CAE) de Boké, de Ditinn et de Famoïla, le Laboratoire Central de Diagnostique Vétérinaire (LCDV), le Laboratoire de Production de Vaccin de Kindia (LPK), deux Bases de Vaccination à Labé et Kankan, le Centre de Formation de l’Elevage de Labé (CFEL), le Centre National d’Apiculture (CNA) de Labé

Ressources humaines. La Direction Nationale de l’Elevage a un effectif de 1004 techniciens couvrant l’ensemble du territoire national. Ce personnel comprend toutes les spécialités.

Ressources matérielles et financières. Elles proviennent des subventions de l'Etat, des recettes générées par les taxes et redevances sur les ressources animales, de l'appui des projets et programmes financés par les partenaires au développement. Grâce au Projet de Restructuration des Services de l’Elevage (PRSE), cette Direction possède un parc automobile non négligeable ainsi que du matériel informatique de la dernière génération.

Types de conservation : La Direction Nationale de l’élevage s’occupe essentiellement des deux types de conservation in situ et ex situ de la diversité biologique.

c) - La Direction Nationale de l’Agriculture (DNA)

Missions. Sous l’Autorité du Ministère chargé de l’Agriculture, la DNA a pour mission la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de production agricole, de protection des végétaux et de promotion de l’agriculture conformément aux orientations de la LPDA.

La Direction est déconcentrée de la façon suivante :

  • une Inspection Régionale de l’Agriculture et de l’Elevage (IRAE) au niveau de chaque Région Administrative assurant le rôle de coordination des DPDRE et de Projets de développement agricole,

  • une Direction Préfectorale du Développement Rural et de l’Environnement (DPDRE) assurant un rôle de coordination des Sections du MAE,

  • une Section Préfectorale des Ressources végétales.

Les Services rattachés de la DNA sont : le Laboratoire national de la protection des végétaux et denrées stockées, le service national des ressources foncières rurales, le Centre d’Expérimentation et de Perfectionnement au Machinisme Agricole (CPERMAG) et le Service National des Sols (SENASOL).

Ressources humaines. LA DNA compte 1067agents de plusieurs spécialités évoluant sur toute l’étendue du territoire national

Ressources matérielles et financières. Les ressources de la Direction Nationale de l’Agriculture proviennent des subventions de l'état, de l'appui des projets et programmes financés par les partenaires au développement. Les locaux sont vétustes, le parc automobile quasi-inexistant et l’unité informatique insuffisante.

Types de conservation. La DNA s’occupe des deux types de conservation in si tu et ex situ de la diversité biologique.

d) - L’Institut de Recherche Agronomique de Guinée (IRAG)

Mission. Sa mission essentielle est la remise en état des stations de recherche et d’essais hérités de la colonisation avec deux volets qui sont : i) la réhabilitation des Centres de recherche de Foulaya, Bordeaux, Sérédou et de Koba et la création de trois nouveaux centres et ii) la mise en place des Conseils Régionaux d’Organisation (CRO) chargés d’identifier les besoins de recherche et de présenter les résultats obtenus dans les centres.

L’IRAG a aujourd’hui 7 Centres de recherches à travers le pays qui disposent des compétences, mais à défaut d’équipements appropriés et de moyens financiers suffisants, leurs activités sont quelques peu limitées.

Ressources humaines : L'IRAG a un effectif de 200 agents repartis sur l’ensemble du territoire au niveau des différents Centres de recherche.

Ressources matérielles et financières : Les ressources financières de l'IRAG proviennent des subventions de l'Etat et de l'appui des projets et programmes financés par les partenaires au développement ainsi que des recettes provenant des activités du centre.

Types de conservation. L’IRAG est concerné selon les cas par la conservation in-situ et ex-situ de la diversité biologique.

e) - Le Service National de la Promotion Rurale et de la Vulgarisation SNPRV).

Mission Le SNPRV a pour mission principale de passer des conseils aux producteurs sur les aspects suivants : conservation des sols, fertilisation des terres, petite mécanisation, entretien des cultures, introduction de nouvelles variétés et orientation des producteurs vers les activités économiquement rentables (transfert de technologie).

Le service est déconcentré de la façon suivante : au niveau régional : un Directeur, au niveau préfectoral : un Chef des Organisations Agricoles (COA), au niveau districts : des agents vulgarisateurs.

Ressources humaines. Le SNPRV dispose aujourd’hui d’un personnel ayant bénéficié de formation aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays en matière de vulgarisation, sensibilisation et de transfert de technologie.

Ressources matérielles et financières. Depuis la fin de la dernière phase il y a près de 4 ans, le SNPRV est aujourd’hui sans moyens appropriés de travail. La logistique existante est assez vieille et ne permet pas au service d’être réellement opérationnel.

Types de conservation. Le SNPRV est concerné selon les cas par la conservation in situ et ex situ de la diversité biologique.

  • MINISTERE DE LA PECHE ET DE L’AQUACULTURE

a) - La Direction Nationale de la Pêche Continentale et de l’Aquaculture (DNPCA)

Missions. Sous l’Autorité du Ministère de la Pêche et de l’Aquaculture, la DNPCA a pour mission, la mise en œuvre de la politique du Gouvernement dans les domaines de la Pêche Continentale et de l’Aquaculture. A cet effet elle est chargée notamment :

  • de participer à la conception, l’élaboration, la planification et la mise en œuvre des stratégies et plans d’action visant le développement de la pêche continentale et de l’aquaculture,

  • de veiller à la mise en œuvre et à l’application de la réglementation en matière de pêche continentale et de l’aquaculture,

  • d’introduire, d’expérimenter et de diffuser toutes les techniques susceptibles d’améliorer la productivité de la pêche continentale et de l’aquaculture et des industries qui s’y attachent,

  • d’étudier et de proposer toutes mesures visant à la conservation, à l’aménagement et à l’exploitation soutenue et durable des ressources halieutiques dulcicoles et aquacoles.

La Direction est déconcentrée au niveau de 21 Préfectures et dans une seule Région Naturelle, celle de N’Zérékoré.

Ressources humaines : La DNPCA dispose au niveau central de 16 agents.

Ressources matérielles et financières. Les ressources de la DNPCA proviennent des subventions de l'état, de l'appui des projets et programmes financés par les partenaires au développement.

Types de conservation. La DNPCA est intéressée par les deux types de conservation (in si tu et ex situ) de la diversité biologique.

b) - Direction Nationale de la Pêche Maritime (DNPM)

Mission : La DNPM a pour mission la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière de pêche maritime. A cet effet, la DNPM est chargée entre autres de :

  • participer à l’élaboration de la législation et de la réglementation en matière de pêche maritime et de veiller à leur application,

  • étudier et de proposer toutes mesures visant la conservation, l’aménagement et l’exploitation rationnelle et durable des ressources halieutiques maritimes,

  • participer à la conception, l’élaboration, la planification et à la mise en œuvre des stratégies et de planification visant le développement de la pêche Maritime,

  • participer à la préparation des conventions, cadres et contrats dans le domaine de la pêche maritime et de suivre leur exécution,

  • introduire, expérimenter et diffuser toutes les techniques susceptibles d’améliorer la productivité de la pêche maritime,

  • favoriser la promotion des groupements de producteurs capables de prendre en charge les fonctions économiques liées au développement de la pêche maritime,

  • assurer la collecte, le traitement et l’analyse des données statistiques relatives aux activités de la pêche maritime,

  • coordonner l’ensemble des activités de projets et programmes de la pêche maritime, 

  • assurer la discipline de travail et de veiller au respect des règles de la déontologie professionnelle.

Les services rattachés de la DNPM sont : 7 Centres d’appui de la pêche maritime, 2 Centres de motorisation des barques, 1 Centre frigorifique à Kénién, 1 Centre d’appui aux femmes de la filière pêche.

Ressources humaines. La DNPM a un effectif global de 171 agents. La répartition de ces agents par catégories et par corps n’a pu être obtenue.

Ressources matérielles et financières. Les ressources de la DNPM proviennent des subventions de l'Etat, la vente des licences de pêche artisanale et de l'appui des projets et programmes financés par les partenaires au développement.

Types de conservation. La DNPM est intéressée par les deux types de conservation (in-situ et ex-situ) de la diversité biologique.

c) - Le Centre National des Sciences Halieutiques de Boussoura (CNSHB)

Ce Centre est placé sous l’Autorité du Ministère chargé de la Pêche et de l’Aquaculture. Il est chargé de la conception des éléments de politique du Gouvernement en matière de pêche et d’aquaculture.

Ressources humaines. En plus des ressources humaines des administrations centrales, les DNES, DNRS et CNSHB disposent d’un personnel pluridisciplinaire chargé de la formation et de la recherche

Ressources matérielles et financières. Les ressources financières de ces institutions proviennent des subventions de l'Etat, de l'appui des partenaires à la formation, à la recherche ainsi que des recettes générées par les prestations de services.

Type de conservation

Ces centres et Institutions, dans le cadre de l’accomplissement de leurs missions de formation et de recherche, s’occupent de la conservation in situ et ex situ de la diversité biologique.

  • MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

a) - La Direction Nationale de l’Enseignement Supérieur (DNES)

Placée sous l’Autorité du Ministère chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, elle est chargée de la conception des éléments de politique du Gouvernement en matière d’Enseignement et de Recherche Scientifique et de les mettre en œuvre.

Les services de la DNES impliqués dans la conservation de la diversité biologique sont :

  • l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire de Faranah (ISAV)

  • le Centre National de Recherche et de Valorisation des Plantes Médicinales de Dubréka

  • le Centre d'Etudes et de Recherche en Environnement (CERE)

  • les Départements de Biologie des Universités de Conakry et de Kankan

b) - La Direction Nationale de la Recherche Scientifique (DNRS)

Placée sous l’Autorité du Ministère chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, elle est chargée de la conception des éléments de politique du Gouvernement en matière de recherche scientifique et de les mettre en œuvre.

Les services de la DNRS impliqués dans la conservation de la diversité biologique sont :

  • l’Institut de Recherche Environnementale de Bossou (IREB)

  • l’Institut Pasteur de Guinée (IPG)

  • le Centre de Recherche Scientifique de Conakry Rogbané (CERESCOR)

  • la Station Scientifique des Monts Nimba (SSMN)

  • MINISTERE CHARGE DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

a) - La Direction Nationale de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (DNETFP)

Placée sous l’Autorité du Ministère chargé de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, elle est chargée de la conception des éléments de politique du Gouvernement en matière d’enseignement technique et de formation professionnelle et de les mettre en œuvre.

Les services de la DNETFP impliqués dans la conservation de la diversité biologique sont :

  • Ecole Nationale des Agents Techniques des Eaux et Forets (ENATEF),

  • Ecoles Nationales d’Agriculture et d’Elevage (ENAE).

Ressources humaines. En plus des ressources humaines de l’administration centrale, la DNETFP dispose d’un personnel pluridisciplinaire chargé de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle

Ressources matérielles et financières. Les ressources financières de ces institutions proviennent des subventions de l‘Etat, de l'appui des partenaires à la formation et des recettes générées par les prestations de services.

Type de conservation : Ces écoles font de la conservation in situ et ex situ à travers les travaux pratiques et d’expérimentation.

1.1.2 - ENTREPRISES PRIVEES ET ORGANISATIONS DIVERSES.

Selon les statistiques du Service d’Appui aux Coopératives et Coordination des ONG (SACCO), 528 ONG et Entreprises interviennent dans l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’environnement, la santé, l’éducation, la formation et l’humanitaire.

Sur ces 528 ONG et Entreprises, 32 seulement évoluent dans l’environnement et parmi les 32, celles qui ont retenu l’attention des enquêteurs sont les suivantes :

a) - Guinée Ecologie

Mission : C’est une Organisation Non Gouvernementale (ONG) guinéenne ayant pour mission de contribuer au développement durable de la Guinée à travers le renforcement des capacités nationales en protection de l’environnement et en gestion durable des ressources naturelles. Les actions de Guinée Ecologie sont programmées à partir des grandes orientations de développement et de protection de l’environnement définies au plan national dans les différentes politiques sectorielles et dans le plan National d’action pour l’Environnement et au plan international dans l’agenda 21 et les ONG issues du Forum de Rio de Janeiro. Guinée Ecologie a plusieurs volets dont le premier est le suivi de l’état des ressources naturelles et de l’environnement (ECOVIGIL).

Ressources humaines. Les ressources humaines de l’ONG comprennent 96 bénévoles, 6 employés permanents, 2 temporaires, 2 employés techniques, 2 employés de soutien, 4 hommes, 2 femmes

Ressources matérielles et financières : L’ONG a un équipement de dernière génération comprenant : 8 ordinateurs, du matériel d’éducation et de sensibilisation pour l’Environnement, un local équipé de Bureau moderne (téléphone, Internet). Pour la logistique, il y a 2 Véhicules 4x4 en bon état de fonctionnement.

Types de conservation : Guinée Ecologie fait aussi bien la conservation in situ qu’ex situ

b) - L’Entreprise de Prestation Agricole (EPA)

Missions. EPA a pour mission fondamentale, la mise en place d’un réseau de distribution d’intrants agricoles (engrais, produits phytosanitaires, semences améliorées, matériel végétal) et l’initiation d’un système de prestation dans la création et le suivi des vergers et fermes à la demande, ceci dans l’objectif non seulement de consolider les actions déjà existantes, mais aussi d’encourager les populations à s’intéresser à l’agriculture.

Ressources humaines. Composée en partie de quelques cadres du Développement rural (SNPRV), EPA dispose d’un personnel ayant une longue expérience en matière de sensibilisation, communication et transfert de technologie. L’Entreprise est représentée à Boffa, Coyah, Dubréka et Kindia pour la Basse Guinée, Dabola, Kankan et Kérouané pour la Haute Guinée. Le représentant du SNPRV au niveau de chaque Préfecture est la personne ressource pour les activités de EPA.

Ressources matérielles et financières : L’Entreprise dispose de moyens humains, matériels et financiers appréciables lui permettant d’accomplir ses missions. EPA a aujourd’hui à son actif la production de 60.000 plants d’anacardiers, le reboisement de 10 ha à la mine de Sangarédi, la prise en charge du volet floriculture au niveau de Friguia dont les travailleurs sont actuellement contractualisés.

Types de conservation : Cette Entreprise fait de la conservation in situ et ex situ.

c) - Le Bureau d’Etude, de Recherche et de Conseils Agricoles (BERCA baara)

Missions. Sans être exhaustives, elles sont entre autres les suivantes :

  • la réalisation d’Etudes et d’Enquêtes,

  • l’animation rurale,

  • le développement rural et l’Environnement, l’eau et l’assainissement,

  • la conception et la mise en place de dispositifs de suivi évaluation,

  • l’exploitation, la maintenance et la mise en valeur agricole des périmètres aménagés.

Depuis 2000, BERCA-baara a réalisé assez de prestations dont certaines rentrent dans le cadre de la conservation de la diversité biologique à savoir :

  • la production d’essences forestières locales et le reboisement des carrières de Sangarédi,

  • l’inventaire de la faune et de la flore de Boundou Wandè et N’Dangara pour le compte de la CBG,

Ressources humaines. BERCA-baara dispose d’un personnel pluridisciplinaire qualifié capable de réaliser toutes les missions qu’il s’est assigné.

Ressources matérielles et financières : BERCA-baara a les moyens appropriés (ressources humaines suffisantes, matériel informatique de dernière génération, matériel de formation appropriés, logistique). Ses prestations de service lui ont permis d’avoir du matériel informatique et de formation de dernière génération et une logistique suffisante.

Types de conservation : L’ONG fait à la fois la conservation in situ et ex situ.

d) - Société de Production et de Commercialisation des Intrants Agricoles (SPECIA)

Missions. Les missions de SPECIA sont de produire des semences agricoles améliorées et de promouvoir les cultures pérennes. Depuis quelques années, SPECIA s’oriente de plus en plus vers la production des essences forestières

Ressources humaines. Les ressources humaines comprennent des ingénieurs, des aides ingénieurs des Eaux et Forêts et d’agriculture se trouvant à l’intérieur du pays et mobilisables chaque fois que la société a un marché de travail.

Ressources matérielles et financières : La société dispose de la logistique, des outils de travail, de stockage et de conservation de semences. La Société de Production et de Commercialisation des Intrants Agricoles (SPECIA) a déjà exécuté quelques actions ponctuelles de reboisements sur le terrain. Mais l’Entreprise n’a pas d’équipement important et la logistique fait assez défaut.

Types de conservation : La société fait les deux types de conservation.

e) - L’Association pour la Promotion Régionale de l’Elevage Transhumant (APRET) 

Missions. L’APRET a pour missions :

  • l’intégration de l’élevage transhumant à l’Agriculture,

  • la défense des intérêts des populations rurales,

  • la lutte contre la pauvreté et la dégradation de l’Environnement,

  • l’exploitation rationnelle du bétail transhumant,

  • la gestion adaptée aux conditions du milieu,

  • la mise en œuvre d’une politique de formation adaptée aux différents besoins des populations concernées,

  • la protection des aménagements contre la divagation des animaux,

  • la mise en place des parcelles fourragères pour les exploitants.

Ressources humaines. L’association compte 27 adhérents comprenant des Vétérinaires, des Zootechniciens, des Agro-pastoralistes, des Sociologues, des Eleveurs et des Agriculteurs.

Ressources matérielles et financières : Avec l’appui de l’Union Européenne, l’Association possède aujourd’hui des ressources financières et un équipement lui permettant de remplir pleinement sa mission.

Types de conservation : L’Association fait la conservation in situ.

1.1.3 - ORGANISATIONS COMMUNAUTAIRES

Des organisations de base se mettent en place à un rythme accéléré un peu partout dans le pays et prennent plusieurs formes d'existence : Association, Groupement, Mutuelle et Coopérative etc. Ces organisations sont difficiles à dénombrer. Elles bénéficient quelque fois de l'appui des ONG, des projets, de l’administration et des partenaires au développement.